Des bonnes nouvelles en matière de conjoncture économique qui doivent être considérées avec prudence.
Les chiffres de la croissance économique du deuxième semestre ont été publiés hier. Il ressort que le Produit intérieur brut de l’économie de la zone euro a cru de 0,6% au deuxième trimestre après 0,5% du premier trimestre. C’est une bonne nouvelle pour notre zone économique. Il semble clairement que la croissance européenne s’affermit puisque la croissance économique de la zone euro s’est élevée à 0,6% au dernier trimestre 2016. Une croissance supérieure à 0,5% sur trois trimestres est interprétée par de nombreux économistes comme étant une preuve que la reprise en Europe est là.
S’agissant de la croissance française, elle s’élève à 0,5%. Dans l’ensemble, c’est essentiellement la consommation qui a tiré la croissance, notamment grâce à la baisse du chômage à 9,1% en juin dernier tout autant qu’en raison de la faiblesse de l’inflation et des prix modérés de l’énergie. Mais les exportations ont aussi tiré la croissance française et c’est une autre très bonne nouvelle.
Ce sont là de bonnes nouvelles pour notre pays à n’en pas douter. Toutefois, nous devons rester prudents dans la mesure où une partie de cette croissance correspond en partie à un effet de rattrapage qui ne modifie pas la croissance potentielle qui demeure plus faible sur notre continent que sur d’autres zones.
Par ailleurs, le taux de croissance de la France est plus faible que celui d’autres Etats membres de la zone Euro. Ainsi, la croissance de l’Autriche pendant la même période s’élève à 0,8% et celle de l’Espagne à 0,9%.
Comment faire pour que la France retrouve un chemin de croissance plus robuste ? Il nous faut faire en sorte que nous puissions faire des gains de productivité. C’est le sens de la réforme du Code du Travail lancée dès le début de notre mandat. Il nous faut aussi faire en sorte que nos finances publiques retrouvent le chemin de l’ordre. Nous ne sommes plus que deux Etats membres en procédure de déficit excessif, l’Espagne et nous. Nous devons clairement sortir de cette incurie financière. Pour cela nous devons sortir de cette situation en baissant la pression fiscale et la dépense publique pour rendre nos finances soutenables et fortes. N’oublions pas la phrase de Pierre Mendes-France, « les finances en désordre sont la marque des nations qui s’abandonnent ». C’est le sens des engagements budgétaires du Gouvernement sur les années à venir ! En bref, nous ne devons pas enlever le pied de la charrue.