Conseil national de l’industrie : « Ce Gouvernement veut bâtir un Etat partenaire, qui libère et protège, pour que l’industrie française retrouve son rang au niveau mondial »

Le Gouvernement porte une ambition forte pour l’industrie française, dont le développement est seul à même d’apporter une réponse « durable et profonde » aux problèmes du chômage de masse, de la dégradation des comptes publics et des inégalités sociales et territoriales. « On ne va pas lâcher notre industrie. (…) une France sans usine n’est pas une option pour répondre aux défis posés au Premier ministre en 2017 ».
Des mesures fortes ont d’ores et déjà été prises pour soutenir la compétitivité de nos entreprises : modernisation du code du travail, baisse de l’impôt sur les sociétés, suppression de l’ISF et mise en place du prélèvement forfaitaire unique, transformation du CICE en allègements de charges sur les bas salaires. Le Gouvernement est « prêt à poursuivre la baisse des charges, y compris pour les salariés au-dessus de 2,5 SMIC, mais seulement lorsque nous aurons rétabli la situation de nos comptes publics ».
Il s’agit de conduire une politique industrielle tournée vers l’innovation et la montée en gamme. En plus de la sanctuarisation du Crédit impôt recherche, le Gouvernement va créer un Fonds pour l’innovation et l’industrie, doté de 10 Mds €. Financé par des cessions de participations publiques, il sera mis en place au 1er janvier 2018. 8 Mds € seront en outre dédiés au financement de l’innovation dans le cadre du Grand Plan d’investissement. Enfin, le label French fab, lancé le 2 octobre dernier, a vocation à fédérer toutes les entreprises – PME, ETI, grands groupes – qui veulent innover et se développer à l’international.
Dans un contexte de transformation profonde de l’économie, l’ambition industrielle passe aussi par un investissement dans les compétences et la rénovation de la formation professionnelle. C’est l’objet du plan d’investissement dans les compétences de 15 Mds €, ainsi que des discussions engagées sur la réforme de la formation professionnelle et de l’apprentissage, qui déboucheront sur un projet de loi au printemps 2018.
Pour accompagner cette ambition industrielle, le Gouvernement a souhaité donner une nouvelle impulsion au CNI, avec la mise en place d’un Comité exécutif resserré « pour avancer plus rapidement de façon plus agile » autour d’un calendrier de travail concentrés sur quelques priorités. Un audit des 14 Comités stratégiques de Filières que compte actuellement le CNI sera par ailleurs réalisé au cours des trois prochains mois.