Pour un souffle fiscal !
Ce matin, le Premier Ministre, dans un entretien avec les Echos, a défendu le programme fiscal de la majorité dans le quinquennat et en particulier d’ici 2018.
Nous pouvons retenir que ce seront plus de 11 Milliards d’Euros de réductions de prélèvements obligatoires qui seront décidées et accordées aux entreprises et aux ménages français dans l’année qui vient.
Cette réduction d’impôts portera sur la suppression de la taxe d’habitation pour près de 80% des Français (l’équivalent de 3 Milliards d’Euros), la diminution des cotisations sociales des salariés, la mise en place d’un prélèvement unique forfaitaire sur les revenus de l’épargne à hauteur de 30% (ce qui représentera une baisse d’impôts de 1,5 Milliard d’Euros), la réforme de l’ISF (près e 3 Milliards qui seront rendus aux Français). Ces réformes seront suivies dans la suite du quinquennat par une baisse du taux de l’impôt sur les sociétés, et une transformation du CICE en baisse de charges sociales patronales. En tout, comme le Président s’y est engagé, le Premier ministre précise qu’il mettra en oeuvre une réduction de 1% du PIB de la pression fiscale pesant sur les entreprises et les particulier d’ici la fin du quinquennat. Cela représente près de 20 Milliards d’Euro.
Cette intervention du Premier Ministre est fondamentale pour plusieurs raisons. D’abord, elle marque la volonté de tenir les promesses sur lesquelles la campagne pour l’élection présidentielle et les élections législatives a été fondée. C’est une excellente nouvelle pour notre république et la création d’une société de confiance que nous ne pouvons que tous appeler de nos voeux.
C’est aussi une excellente nouvelle pour notre économie. En effet, la plupart des économistes s’accordent sur l’état de la France depuis un certain nombre d’années. Nous n’avons pas su prendre le virage des nouvelles évolutions radicales de l’économie contemporaine. Aujourd’hui nous le payons cher en terme de chômage de masse et de croissance anémiée.
Trois faits saillants caractérisent le contexte économique dans lequel notre pays doit se mouvoir :
– une révolution technologique fondée sur la robotique et l’intelligence artificielle notamment ;
– une croissance qui revient dans la zone euro au même moment où des rivalités commerciales sans précédent sont à observer dans le monde ;
– la France qui fait moins bien structurellement que ses partenaires en matière de déficit public (nous restons l’un des deux seuls pays en procédure de déficit excessif avec l’Espagne, et ce depuis 2009), en matière de déficit commercial, en matière de dépenses publique (notre niveau de dépenses publiques sur le PIB est en moyenne 10% au-dessus des ratios de nos partenaires)
Dans ce contexte, le Premier ministre comme l’a fait le Minsitre de l’économie et des finances lors de son audition devant la commission des finances à laquelle j’ai participé ce matin, a rappelé que la réduction des prélèvements obligatoires était une des priorités majeures dans notre pays. C’est une des priorités pour redonner de l’agilité à notre économie et redonner de l’oxygène aux acteurs économiques français.
Il nous faut tenir ce cap ambitieux et moderne. Comme nous le verrons plus tard, ce cap ne pourra être tenu que si les dépenses publiques sont réduites également. C’est le sens de la stratégie du Gouvernement en matière de finances publiques.