Jeudi matin à 8 heures, je me suis rendu à Perpignan à Saint-Assiscle sur un des 22 centres du Restaurant du Cœur de notre département. Lorsque je suis arrivé sur place, une trentaine de bénévoles (650 sur le département) s’afféraient déjà à trier les vêtements, à décharger le camion qui contenait les aliments de la journée, quand d’autres préparaient et servaient le café aux nombreuses personnes présentes. Dans cet ancien cinéma de quartier, les bénévoles, sous la direction de leur animateur, s’organisent pour se préparer à servir les 400 repas de la matinée. Ceci se reproduira toute la semaine, durant les 16 semaines d’hiver, puis durant la campagne d’été, bref toute l’année. Les gens ont le sourire. Malgré les difficultés, parfois lourdes, la convivialité et l’humour sont de mise. Le responsable du centre me présente le fonctionnement et les différentes étapes allant de l’enregistrement avec le contrôle et l’attribution des droits, l’organisation de la distribution des denrées alimentaires, la préparation, … et les ateliers qui se tiennent le vendredi après midi allant de l’apprentissage de la langue, aux ateliers de couture, au cours d’informatique, …
Ainsi durant près de 3 heures j’ai pu apprécier le formidable élan humaniste sur lequel vivent ces organisation, où se croisent des bénévoles venant de différents horizons, retraités de la fonction publique ou du secteur privé, en recherche d’emploi, actifs, lycéen, … mais tous mus par une volonté d’aider et d’être à l’écoute de son prochain. D’ailleurs les messages et les dessins affichés sur les murs témoignent de cette reconnaissance.
J’ai été ému par la générosité de ces bénévoles qui consacrent un temps important à se démener pour donner à manger, mais également à accompagner les personnes dans leurs démarches administratives, à les conseiller, sans jamais oublier de les écouter.
Merci à toutes et à tous les bénévoles pour leur patience, leur accueil et leur écoute, merci à Bernard, Renzo, Marie Lou, Medhi, Marcel… !! Plus largement, et je l’ai vu souvent quand je suis allé à la Croix Rouge, à la Banque alimentaire, au Secours Catholique ou chez les Restaus du Coeur, l’Humanisme et l’esprit d’entr’aide dans notre pays est toujours aussi fort. Il vit grâce à ces femmes et ces hommes généreux et forts qui n’ont pas peur de donner !! je n’oublie pas non plus les bénéficiaires ! Aujourd’hui on n’a plus le droit comme le dit la chanson des Enfoirés. Aujourd’hui, nous en pouvons que regretter que les Restaurants du coeur aient du travailler autant pendant plus de trente ans. Cela nous remet les priorités à l’esprit : il convient que nous arrivions à faire baisser ce chômage de masse et que nous permettions un plus grande insertion par l’activité économique.