La taxe sur les friches commerciales peut être décidée par les organes délibérants des communes et de certains EPCI.
Elle vise les propriétaires de locaux inoccupés et sans activité entrant dans l’assiette de la Cotisation Foncière des Entreprises (CFE), depuis au moins deux ans. Son taux augmente chaque année pendant trois ans.
Cette taxe incite les propriétaires de ces surfaces à activer la recherche de repreneurs ou de nouveaux locataires. En effet, les propriétaires capables de prouver qu’ils recherchent activement une reprise d’activité peuvent s’exonérer de la taxe.
Cette taxe se justifie par l’image négative que fait porter un local abandonné sur l’attractivité d’une rue, d’un quartier. Elle est également un moyen pour les responsables du bloc communal de reprendre contact avec ces propriétaires, résidant parfois loin de leurs locaux, afin d’étudier avec eux les solutions possiblesà la vacance commerciale.
Indéniablement cette mesure fait partie d’un arsenal juridique et fiscal au service de la revitalisation des coeurs de ville. Aujourd’hui si cet arsenal est fourni elle contient des mesures insuffisamment coordonnées entre elles et qui ne permettent pas d’atteindre le maximum d’efficacité.